Association des personnes concernées par le tremblement essentiel

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Ronan Tanguy signe un article émouvant dans Le Télégramme intitulé Tremblement essentiel : ni le froid, ni l’alcool… ce mardi 15 mars 2016 en pleine Semaine du cerveau 2016. « Ce n’est pas de froid, ni à cause de l’alcool. Et pourtant, ils tremblent. Avec insistance, parfois. Et sans arrêt, ou presque. En France, ils sont environ 300.000 à souffrir de ce qu’on appelle le tremblement essentiel. Une maladie neurologique méconnue, à ne pas confondre avec Parkinson. Un trouble très invalidant et difficile à vivre. Ce que confirment Jean-Michel Plassart et sa fille Coralie, qui témoignent de leurs difficultés au quotidien ».

Jean-Michel Plassart et sa fille Coralie
Jean-Michel Plassart et sa fille Coralie © Le Télégramme

Ronan Tanguy a interviewé Jean-Michel Plassart et sa fille Coralie. Jean-Michel tremble depuis longtemps mais il a réussi à organiser sa vie avec cette maladie jusqu’à ce qu’elle envahisse tout son quotidien. Ce tremblement a été associé malheureusement à de la nervosité et il lui a fallu de longues années d’errance diagnostique avant d’apprendre en 2013 qu’il souffrait d’une maladie neurologique extrêmement fréquente, le tremblement essentiel. Il est aujourd’hui reconnu travailleur handicapé et il doit à la fois surmonter les situations de handicap moteur dans la vie quotidienne pour se laver, se raser, manger, boire… mais aussi le regard social sur le tremblement. Il a fréquemment été confronté à des réflexions desagréables. Sa fille Coralie a vécu aussi ce parcours mais elle a bientôt rendez-vous avec un neurologue spécialiste des mouvements anormaux.

Claudie Merrien, déléguée régionale de Aptes en Bretagne, rappelle que le tremblement essentiel est une maladie neurologique et génétique. C’est la cause la plus fréquente de tremblements. Elle touche 1 personne sur 200. Elle concerne les femmes comme les hommes. Elle peut apparaître dès l’enfance et elle s’aggrave avec le temps. Actuellement, on ne sait pas guérir le tremblement essentiel ni enrayer son évolution mais des traitements permettent de soulager partiellement les symptômes et ainsi d’améliorer la qualité de vie de la personne malade.

Se raser, se laver les dents, se maquiller, boutonner une chemise, lacer ses chaussures, mettre une clé dans une serrure, se nourrir, utiliser une carte bleue, écrire, utiliser une souris d’ordinateur, bricoler, coudre… Lorsque l’on est atteint d’un tremblement essentiel, tous les gestes de la vie quotidienne deviennent difficiles voire impossibles.

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https://www.aptes.org/wp-content/uploads/2026/06/STORY-FB-3-SLIDES-3EME-Publication-Facebook.mp4 Le tremblement essentiel ne se limite pas à une gêne physique. Il peut influencer profondément la vie sociale, familiale et professionnelle des personnes concernées, ainsi que celle de leurs proches. Quelques chiffres permettent de mieux comprendre cette réalité : 42 % des personnes vivant avec un tremblement essentiel affirment que leur capacité à sociabiliser…

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