Association des personnes concernées par le tremblement essentiel

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46.000 € pour la recherche scientifique !

Les adhérents et les donateurs de Aptes se sont mobilisés cette année 2014 pour financer deux projets de recherche scientifique sur le tremblement essentiel et le tremblement orthostatique primaire pour plus de 46 000 €.

Aptes a en effet lancé au printemps 2014 un nouvel appel d’offres  visant à soutenir un ou des projets de recherche scientifique portant sur  les origines (facteurs génétiques, épidémiologiques…), les mécanismes physiopathologiques ou les développements diagnostiques ou thérapeutiques du tremblement essentiel. Toute proposition devait concerner le tremblement essentiel mais  pouvait aussi inclure l’étude de tremblements rares (par exemple le tremblement orthostatique primaire).

Le Conseil scientifique de Aptes présidé par les professeurs Emmanuelle Apartis-Bourdieu (Paris) et Emmanuel Broussolle (Lyon) a procédé à l’évaluation des sept dossiers en sollicitant une expertise croisée de chaque projet par deux chercheurs en neurosciences, le Conseil scientifique de Aptes  a procédé au classement des projets de recherche scientifique présentés. Le Conseil d’administration de Aptes a suivi les recommandations du Conseil scientifique de Aptes et décidé d’attribuer la totalité des montants demandés aux :

– Docteur Frédéric Calon pour son projet Is there a cerebellar accumulation of amyloid beta peptides (Aβ) in Essential Tremor ? (Centre de recherche du CHU de Québec) pour un montant de 30 000 €,

– Docteur Lucie Maugest pour son projet Évaluation de l’évolution a long terme et du retentissement psychosocial du tremblement orthostatique primaire (UPMC/ Inserm UMRS 1127 / CNRS UMR7225 / Institut du cerveau et de la moelle épinière / Hôpital de la Pitié-Salpêtrière) pour un montant de 16 260 €.

Ce sont plus de 200 000 € consacrés par Aptes en quelques années au Financement de la recherche scientifique sur le tremblement essentiel. Cet effort doit être poursuivi et amplifié afin de trouver un traitement spécifique pour le tremblement essentiel et pour le tremblement orthostatique primaire !

La recherche scientifique sur le tremblement essentiel a besoin de vos dons ; Aptes est une association de bénévoles et elle ne prélève aucun frais de gestion :

1 €uro donné à Aptes, c’est 1 €uro pour la recherche scientifique.

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– Docteur Frédéric Calon pour son projet Is there a cerebellar accumulation of amyloid beta peptides (Aβ) in Essential Tremor ? (Centre de recherche du CHU de Québec) pour un montant de 30 000 € :

Plus de 50 millions de personnes souffrent de tremblement essentiel dans le monde entier soit presque trois fois plus que la maladie d’Alzheimer et dix fois plus que la maladie de Parkinson, ce qui en fait le mouvement anormal le plus répandu à l’âge adulte. Autrefois considérée comme une maladie bénigne, les symptômes du tremblement essentiel évoluent progressivement et peuvent devenir très handicapants pour les personnes malades. Malgré l’importance du problème de santé généré par cette maladie neurologique, la physiopathologie du tremblement essentiel reste mal comprise, comparée à la maladie de Parkinson. Encore plus troublant, la prise en charge thérapeutique du tremblement essentiel repose aujourd’hui encore sur la primidone et le propranolol (un β-bloquant de type β-adrénergique), qui ont été respectivement introduits en 1911 et 1964. Cet arsenal thérapeutique pauvre n’est certainement pas étranger au faible nombre d’études post-mortem qui ont été publiées.

Les études neurochimiques post-mortem sont depuis longtemps une voie privilégiée pour fournir des données essentielles dans l’initiation de nouveaux traitements des maladies du système nerveux central avec un effet bénéfique. Par exemple, le traitement actuel de la maladie de Parkinson est basée sur une découverte faite dans les années 1960 montrant l’activité réduite de la dopamine dans le cerveau. De même, la stimulation de l’activité cholinergique dans le cerveau de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer vise à remplacer les neurones cholinergiques du noyau basal de Meynert qui subissent une neurodégénération, cette découverte a eu lieu au milieu des années 1990. Malgré la forte prévalence du tremblement essentiel, peu d’études post-mortem comparables ont été effectuées sur les deux grandes banques de tissus existantes dans le monde et bien répertoriées. Au cœur du programme de recherche, le docteur Frédéric Calon part du postulat que les enquêtes post-mortem seront déterminantes pour le développement de thérapies innovantes pour le tremblement essentiel.

Avec le soutien de l’International essential tremor foundation (IETF) en 2007-2008, en 2009-2010 puis en 2012-2013, le docteur Alex Rajput, neurologue et le docteur Frédéric Calon, neuropharmacologiste, se sont associés pour étudier la neurochimie du tremblement essentiel. Grâce à une cérébrothèque dédiée aux troubles du mouvement de la plus haute qualité, le docteur Alex Rajput et le docteur Frédéric Calon ont produit une série de tissus cérébraux de personnes décédées avec le tremblement essentiel ou la maladie de Parkinson et une série de tissus cérébraux contrôles de personnes sans maladie neurologique. Ces tissus cérébraux peuvent être comparés les uns aux autres pour étudier les altérations neuropathologiques spécifiquement associées au tremblement essentiel. Le but du projet de recherche scientifique vise à découvrir la signature pathobiologique du tremblement essentiel et de développer de nouveaux traitements. Grâce au soutien de l’International essential tremor foundation (IETF), la collaboration du docteur Alex Rajput et du docteur Frédéric Calon a déjà conduit à des publications sur les récepteurs GABA et LINGO1 dans les troubles du mouvement, respectivement, dans deux des journaux les plus cités dans le domaine de la neurologie. Ces résultats ont mis en évidence de nouvelles cibles thérapeutiques potentielles pour réduire la sévérité des tremblements et ont fourni des bases solides au développement d’essais cliniques. Au cours de la dernière année, tout en explorant différentes voies de recherche, le docteur Alex Rajput et le docteur Frédéric Calon ont découvert une augmentation de peptides insolubles ß-amyloïde (Aß42) dans le cervelet de plusieurs personnes atteintes de tremblement essentiel. En fait, 5 des 9 personnes présentaient des concentrations élevées de Aß42 (> 1 000 fg/mg de tissu) dans un rapport de 3 sur 10 dans le groupe de la maladie de Parkinson et de 1 sur 10 dans le groupe témoin. Par ailleurs, la surproduction et l’accumulation de Aß42 sont fortement associées à un déclin cognitif dans la maladie d’Alzheimer, maladie neurodégénérative la plus répandue. Ainsi, selon les connaissances actuelles, l’augmentation observée de Aß42 pourrait être une preuve d’un processus neurodégénératif en cours dans le cervelet. Depuis que le laboratoire du docteur Alex Rajput et du docteur Frédéric Calon a acquis cette grande expertise dans l’évaluation quantitative de la neuropathologie de la maladie d’Alzheimer,  le docteur Alex Rajput et le docteur Frédéric Calon ont décidé de caractériser davantage ce constat en étudiant plus avant les différentes formes de la protéine précurseur de l’amyloïde et les niveaux de Aß dans le cortex cérébelleux afin de mieux comprendre l’importance de l’anomalie et comment cette anomalie pourrait contribuer au tremblement. L’objectif à long terme vise à déterminer comment cette augmentation des dépôts Aß en une forme insoluble pourrait être inversée afin de traiter les personnes souffrant de tremblement essentiel.

Le docteur Frédéric Calon a une double formation de pharmacien et de biochimiste et il entré à la Faculté de pharmacie de l’Université Laval en 2003 après une formation postdoctorale à UCLA (University of California, Los Angeles). En dix ans, l’équipe du docteur Frédéric Calon s’est distinguée par l’obtention de nombreuses subventions, la publication de données probantes ainsi que par une forte contribution au rayonnement international de l’Université Laval et du Centre de recherche du CHU de Québec. Son équipe de recherche compte actuellement 4 étudiant(e)s en doctorat, 5 étudiantes à la maîtrise, 2 professionnels de recherche et 3 stagiaires postdoctoraux. Le docteur Frédéric Calon est co-auteur de plus de 80 publications avec comités de pairs et 130 résumés de congrès, en plus d’articles dans des revues professionnelles ou sur invitation. Le docteur Frédéric Calon détient une expertise approfondie sur les maladies neurodégénératives, et particulièrement pour les analyses clinicopathologiques sur tissus post-mortem de patients ou de modèles animaux. Il a effectué de nombreuses études sur les substrats neurochimiques ou neuropathologiques des maladies d’Alzheimer et de Parkinson. Dans le domaine du tremblement essentiel, l’équipe du docteur Frédéric Calon a publié en 2012 dans la prestigieuse revue Brain un article rapportant des anomalies des récepteurs GABA uniquement chez des patients ayant souffert de tremblement essentiel lorsqu’ils étaient comparés à des patients parkinsoniens ou à des témoins sans atteinte neurologique. Cet article a d’ailleurs été choisi comme l’une des dix découvertes de l’année au Québec en 2012. Plus récemment, les travaux du docteur Frédéric Calon ont mis en évidence une augmentation de la protéine LINGO dans le cervelet de patients atteints de tremblement essentiel. Cette observation suggère qu’un processus neurodégénératif serait en cours dans la maladie.

En 2006, le docteur Alex Rajput, neurologue à l’Université de la Saskatchewan et le docteur Frédéric Calon se sont associés pour étudier la neurochimie du tremblement essentiel. L’équipe du docteur Alex Rajput a développé, au fil des années, une extraordinaire banque de tissus de patients ayant été suivis par les mêmes neurologues et dont les données cliniques ont été colligées soigneusement. L’équipe du docteur Alex Rajput a sélectionné et rassemblé des séries de tissus provenant de patients ayant souffert de tremblement essentiel, de la maladie de Parkinson et de témoins. Grâce au soutien de l’International essential tremor foundation (IETF), ils ont pu effectuer le travail sur les longues étapes de préparation des échantillons (coupes au cryostat, prélèvement et classification des échantillons etc.) et ceux-ci sont maintenant fin prêts pour des séries d’études de haut niveau comme celles publiées précédemment et celles décrites dans ce projet financé par les adhérents de Aptes.

– Docteur Lucie Maugest pour son projet Évaluation de l’évolution a long terme et du retentissement psychosocial du tremblement orthostatique primaire (UPMC/ Inserm UMRS 1127 / CNRS UMR7225 / Institut du cerveau et de la moelle épinière / Hôpital de la Pitié-Salpêtrière) pour un montant de 16 260 € :

Le tremblement orthostatique primaire est une maladie rare, qui se manifeste par un tremblement rapide des membres inférieurs et du tronc, survenant exclusivement en orthostatisme. Ce tremblement est rarement ressenti en tant que tel, mais est responsable d’une sensation d’instabilité extrêmement invalidante, poussant les patients atteints à éviter les situations de station debout prolongée. La définition du tremblement orthostatique primaire est clinique et neurophysiologique (tremblement symétrique des membres inférieurs, autour de 16hz (13-18Hz), uniquement en orthostatisme).

L’évaluation clinique et la prise en charge actuellement proposée aux patients reposent sur la base d’une réflexion consensuelle à partir des données existantes de la littérature, qui sont limitées. En particulier, il n’existe pas de recommandation concernant la prise en charge thérapeutique de ces patients ni de revue exhaustive sur le sujet. En effet, il s’agit d’une pathologie souvent méconnue, y compris au sein du milieu médical et ce malgré le handicap souvent majeur qu’elle occasionne. Par ailleurs, la discordance entre l’intensité de la gêne et l’absence de symptôme visible perturbe la perception de la maladie par l’entourage, ce qui est souvent source d’une véritable souffrance pour les personnes malades. Plus grave, il existe le plus souvent une errance diagnostique de plusieurs années, du fait d’une mauvaise connaissance de la pathologie au sein du milieu médical.

Par ailleurs, peu d’études se sont intéressées à l’évolution à long terme de la maladie, et il n’existe que très peu de données dans la littérature concernant les conséquences psychologiques, sociales et sur la qualité de vie du tremblement orthostatique. Il paraît donc primordial de bien décrire cette pathologie, en s’intéressant précisément à son mode évolutif et au handicap qu’elle occasionne, tant sur un plan physique que psychologique et social.

Nous proposons donc d’étudier l’ensemble de ces aspects sur une série de patients, numériquement importante comparée aux séries de la littérature. Nous étudierons également les facteurs associés à une évolution défavorable, afin de pouvoir agir en amont sur ceux-ci, à défaut d’avoir un traitement médicamenteux efficace à l’heure actuelle. Les résultats de cette études devraient permettre de démontrer l’important retentissement de cette pathologie et ainsi d’améliorer la prise en charge globale, du diagnostic à la prise en charge médico-sociale.

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ACTUS. APTES

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Le saviez-vous ? Le tremblement essentiel est l’un des troubles neurologiques du mouvement les plus fréquents, mais près d’une personne concernée sur deux ne bénéficie d’aucun traitement. Découvrez les chiffres clés, les impacts du quotidien et les enjeux liés à cette maladie encore trop méconnue.

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