Sylvie, 39 ans, écriture et tremblement essentiel

Au service informatique où l’on m’a affectée provisoirement en attendant ma reconversion professionnelle, il y a un tableau blanc qui nous sert à communiquer entre nous ; la première fois que j’ai écrit dessus, la première fois que j’écrivais sur un tableau après le diagnostic du tremblement essentiel, j’ai cru que j’allais pleurer tellement c’était moche ; furieuse, j’ai effacé et ré-écrit et c’était toujours aussi nul… Un collègue à qui je donnais son mot de passe pour la messagerie interne m’a demandé si mon « r » était un caractère hébreu et mon « b » un caractère cyrillique… J’étais vexée comme un pou ; celui-là, il n’a pas intérêt à me demander un service… Dur, dur, l’écriture… Ce soir, un collègue me disait : « T’es informaticienne maintenant ? » ; je lui ai répondu : « Non, je ne suis plus rien » ; avec une collègue du service info, ils m’ont charriée car ce « je ne suis plus rien » faisait « mélo » mais je crois que je le pensais quand je l’ai dit…

Partager sur les réseaux sociaux :