A l’occasion de ses 50 ans, l’Inserm a organisé une journée exceptionnelle intitulée Les chercheurs accueillent les personnes malades autour des maladies neurologiques et neurodégénératives. Le vendredi 28 novembre 2014, les chercheurs de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) à Paris ont donc ouvert leurs portes aux adhérents de douze associations partenaires, aux personnes malades et à leurs proches afin de les informer des avancées de la recherche scientifique, des enjeux de leurs travaux et de leur faire découvrir leurs laboratoires (plateformes technologiques). L’ICM a ouvert ses portes aux adhérents de Aptes avec Sylvie Boggio, vice-présidente et Roselyne Radigue, modératrice du groupe Tremblement essentiel sur Facebook®.

La thématique de cette rencontre portait sur le tremblement essentiel et la maladie de Parkinson avec le titre « Maladies du mouvement : trop ou pas assez ». L’ICM réunit 25 équipes de recherche qui ont pour mission de développer des recherches fondamentales et cliniques sur le système nerveux. Elles ont un double objectif : mieux comprendre l’organisation et le fonctionnement de ce système, dans des conditions normales comme dans des conditions pathologiques, neurologiques ou psychiatriques et proposer de nouvelles pistes diagnostiques et thérapeutiques. Le centre de recherche étant situé au cœur de l’hôpital, les chercheurs et les cliniciens travaillent ensemble au quotidien. Ils bénéficient de plateformes technologiques de pointe notamment en neuro-imagerie, d’un centre d’investigation clinique et de banques d’échantillons biologiques provenant de nombreux patients.

Dès 10h, les adhérents de Aptes ont été accueillis par Jean-Louis Da Costa, directeur de la communication et du développement à la Fondation Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) et Bernadette Bréant, chercheure à l’Inserm qui a rejoint la mission Inserm associations de personnes malades, structure de l’Inserm en lien avec plus de 400 associations de personnes malades et / ou en situation de handicap et leur famille.
Le professeur Marie Vidailhet, responsable d’une équipe de chercheurs à l’ICM, a présenté le fonctionnement d’une équipe de recherche et l’organisation structurée de ses travaux scientifiques. De même, le professeur Marie Vidailhet a expliqué les différentes pathologies qui s’inscrivent dans « trop de mouvements » (la dystonie, les tremblements et les tics).

Le docteur Stéphane Hunot, directeur de recherche au CNRS a présenté ses travaux sur les maladies neurodégénératives. Ses recherches mettent en évidence le rôle d’un peptide d’origine virale qui semble protéger les neurones impliqués dans la maladie de Parkinson contre la dégénérescence. Cette découverte pourrait permettre le développement d’applications thérapeutiques futures pour la prévention de la maladie de Parkinson et, plus largement, des maladies neurodégénératives.
M. Éric Bardinet, responsable technique IRM, ingénieur de recherche (CNRS) de la plateforme de neuro-imagerie a présenté le fonctionnement et l’organisation des équipes ingénieurs/chercheurs sur les plateformes d’imagerie cellulaire Pitié-Salpêtrière (PICPS) : l’IRM et la MEG (magnéto-encéphalographie).
La visite de la plateforme, Centre de neuro-imagerie de recherche (CENIR) a permis de comprendre l’utilisation de l’IRM et de la MEG. Les ingénieurs et les chercheurs ont expliqué le fonctionnement et la spécificité de chaque machine et l’impact de leur utilisation pour la recherche et ont montré l’utilisation de l’IRM afin de visualiser les diverses réactions du cerveau.

Sylvie Boggio a présenté le rôle de Aptes dans le financement de la recherche scientifique. Les adhérents de Aptes étaient ravis de l’accueil des chercheurs de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) et en particulier du professeur Marie Vidailhet dont la fidélité à l’association est connue de tous les adhérents. Ce fut l’occasion pour chacun(e) de comprendre comment la recherche scientifique fonctionne avec des échanges constructifs et un dialogue simple entre chercheurs et personnes malades. Cette journée peut se résumer en deux mots, « espoir » pour les personnes malades et « motivation » pour les chercheurs.



