Géraldine, 35 ans, image du tremblement et confusion avec une addiction

J’avais 18 ans environ à l’époque et je commençais mes études, j’ai fait la connaissance d’une étudiante grecque. Un soir, je l’ai invitée à découvrir notre fenouil, elle m’observe le préparer. Au milieu du repas, elle me pose la question suivante : « Tu te drogues ? ». Vexée, je n’ai même jamais fumé de joint de ma vie, je lui demande pourquoi avant de la mettre à la porte gentiment mais fermement. Sa réponse est : « J’ai remarqué que tu tremblais quand tu coupais le fenouil en morceaux ». J’en ai plein dans ce style à raconter… J’ai souvent mis mon comportement sur le compte de l’hyperémotivité sans vraiment comprendre pourquoi il m’arrive d’avoir ces gestes incontrôlés, même toute seule, donc sans source de stress. C’est évidemment accentué dans ces moments-là ou de fatigue. Quelle révélation pour moi lorsque j’ai eu le diagnostic ! Maintenant je me demande comment gérer tout ça. J’ai le sentiment d’avoir pratiquement toujours vécue avec ces tremblements en me demandant quelle évolution m’attendait.

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