Le Collectif interassociatif sur la santé (CISS) a publié ce 4 mars 2015 son baromètre 2015 sur les droits des personnes malades. Le CISS se réjouit que 80 % des Français considèrent que le droit à l’accès aux soins est bien appliqué en France mais il pointe la nécessité de répondre aux difficultés que rencontrent les 20 % restants.
La consultation d’un médecin constitue l’étape première de l’accès aux soins, notamment pour les personnes concernées par le tremblement essentiel. Or 1 Français sur 4 a renoncé à voir un médecin en raison du coût de la consultation, du fait du dépassement des honoraires ou de l’avance des frais de la consultation. Les bénévoles de Aptes info service le constatent également dans leur activité d’orientation dans le système de soins des personnes concernées par un tremblement. 40 % des Français évoquent aussi l’impossibilité d’obtenir un rendez-vous proche de chez eux dans un délai acceptable. C’est aussi toute la problématique d’accès à la consultation d’un neurologue spécialiste des mouvements anormaux avec des temps d’attente qui peuvent varier entre trois mois à un an selon les services de neurologie spécialisés.
Un focus sur les personnes ayant dû renoncer à une consultation en raison du coût de la consultation montrent que cette réalité frappe davantage les jeunes de moins de 35 ans (32 %), les personnes ayant un revenu inférieur à 1 000 € par mois (33 %) notamment.
De manière générale, les Français se sentent bien informés en matière de santé, ils sont ainsi plus de 9 sur 10 à déclarer être bien informés concernant leur état de santé et les soins et traitements qui y sont liés (93 %, +1 point par rapport à l’an passé, +8 points par rapport à 2013). En matière de prévention, ils sont également 9 sur 10 (90 %, -1 point) à estimer être bien informés concernant les « bons gestes à adopter pour être en bonne santé ». Environ 8 personnes sur 10 jugent être bien informées au sujet de leur parcours de soins et leur orientation dans le système de santé (85 %, stable), la qualité des soins dans les établissements de santé (84 %, +1) et le coût de leurs soins et médicaments et leur prise en charge (77 %, -2 par rapport à l’an passé mais +8 par rapport à 2013).
Le corps médical (médecin, pharmacien) reste la référence en matière de conseil médical. Lorsque les personnes souhaitent obtenir un conseil pour choisir un professionnel ou un établissement de santé, ils se tournent en premier près de 9 fois sur 10 (88 %, +2) vers le corps médical tandis que 8 % se tournent vers leurs proches. Internet n’est cité que par 2 % des Français. L’intérêt pour Internet comme source d’informations en matière de santé se stabilise ; après une croissance de l’intérêt des Français pour l’information en ligne sur la santé, les Français restent encore majoritairement réservés envers Internet. Ainsi, si 57 % des Français trouvent que l’information disponible en ligne permet d’être mieux informé pour dialoguer avec le médecin (stable par rapport à l’an passé), ils ne sont qu’une majorité toute relative (48 % , – 5 points) à juger qu’elle permet de bénéficier d’un soutien psychologique grâce aux témoignages et échanges avec les autres personnes malades.





