Les tremblements orthostatiques

Christian Geny, neurologue spécialiste des mouvements anormaux au Centre hospitalier universitaire de Montpellier, a publié un article sur le tremblement orthostatique dans les Cahiers du Parkinson (numéro 88) de la revue de presse NeuroScoop®, le site de l’actualité scientifique en neurologie. Dans cet article, il commente une étude scientifique Associated movement disorders in orthostatic tremor de l’équipe de T.A. Mestre, A.E. Lang, J.J. Ferreira et al. parue dans le Journal of Neurology, Neurosurgery & Psychiatry (2012 ; 83(7):725-9).

Christian Geny explique que le tremblement orthostatique est une maladie rare qui se caractérise tout d’abord par « l’apparition d’une sensation subjective d’instabilité en position debout, disparaissant en position assise ou lors de la marche ». Or il s’agit authentiquement d’un tremblement dont la fréquence est rapide, entre 14 et 18 Hz, qui peut être enregistré par un électromyogramme. Cet examen indolore est indispensable pour établir le diagnostic de tremblement orthostatique.

Cependant, ce tremblement orthostatique a aussi été observé en relation avec d’autres pathologies comme la maladie de Parkinson, la paralysie supra nucléaire progressive, le syndrome des jambes sans repos, l’ataxie cérébelleuse, le tremblement essentiel etc.

L’équipe de T.A. Mestre, A.E. Lang, J.J. Ferreira et al. a effectué « une analyse rétrospective commune de tous les cas observés dans leur centre durant les vingt dernières années. Trente-cinq observations ont pu être ainsi collectées faisant de ce travail une des plus grandes séries publiées ».

L’équipe a ainsi pu constater que :

  • 42 % ont été classés comme des tremblements orthostatiques isolés,
  • 27 % comme des tremblements orthostatiques avec un tremblement postural,
  • 31 % comme des tremblements orthostatiques + (TO+), c’est à dire associés à une autre pathologie.

L’âge moyen des personnes malades était de 61 ans, le délai diagnostique variait de 0 à 40 ans avec une médiane à 4, 5 ans. Les symptômes étaient améliorés par la marche, la position penchée en avant et le fait de s’asseoir.

« Les TO+ étaient hétérogènes et les symptômes neurologiques associés étaient présents de 6 ans avant le tremblement orthostatique à 20 ans après ».

« Les symptômes étaient généralement bilatéraux et se sont aggravés dans 72 % des cas. Les traitements médicaux se sont avérés peu efficaces avec un effet du clonazepam dans 30,8% des cas ».

Il reste à espérer davantage de programmes de recherche scientifique sur ces différents tremblements orthostatiques dont le tremblement orthostatique primaire et Aptes mobilise aussi ses forces sur ces tremblements rares.

L’article est aussi en ligne sur le site de l’association belge Parkinson.

© Christian Geny in Les Cahiers du Parkinson, coordonnés par le professeur Pierre Krystkowiak (Amiens) et Thierry Klein (directeur de la publication), Santor Édition, éditeur du site www.neuroscoop.net

le 13 janvier 2013

publié le 5 février 2013

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