Médicaments

L’utilisation des médicaments pour réduire l’amplitude des tremblements reste limitée car ces traitements par bêtabloquants ou anti-épileptiques n’ont pas été développés spécifiquement pour le tremblement essentiel. L’efficacité moyenne des traitements médicamenteux est d’environ 50 % avec une réponse variable suivant les personnes malades et des effets indésirables souvent gênants.

Les traitements restent symptomatiques et peuvent être proposés suivant quatre paliers :

  • le tremblement est intermittent : il est possible de proposer en première intention du Propranolol à la demande mais également possible de ne prendre aucun traitement et apprendre à vivre avec ce handicap.
  • le tremblement est permanent et de faible amplitude : il est possible de proposer soit du Propranolol soit de la Primidone ou les associer. La Gabapentine peut également être testée.
  • le tremblement est permanent avec une amplitude modérée à sévère : il est possible de proposer le Topiramate.
  • le tremblement est de grande amplitude : il est possible de discuter la stimulation cérébrale profonde. Globalement, une amélioration de 50 % maximum peut être obtenue dans le cas de tremblements posturaux rapides mais au fur et à mesure de l’évolution de la maladie, l’efficacité des médicaments est extrêmement marginale au regard des effets indésirables éventuels sur les tremblements volitionnels et proximaux. Dans ce cas, le neurologue peut aborder la question de la neurochirurgie.

David Grabliarticle du Docteur David Grabli,
neurologue, spécialiste des mouvements anormaux
Consultation des mouvements anormaux,
Fédération des maladies du système nerveux dirigée par le professeur Marie Vidailhet
hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris

« Vous avez pris un ou plusieurs médicaments et vous pensez que l’un d’entre eux peut être à l’origine d’une réaction non voulue (effet indésirable), pendant ou après votre traitement. L’[Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM)] a mis en place un formulaire, pour vous permettre de signaler cet effet indésirable et d’indiquer toutes les informations qui seront nécessaires pour son évaluation. [Un] guide vous aidera à remplir le mieux possible ce formulaire. Une fois rempli, vous devrez l’envoyer au Centre régional de pharmacovigilance (CRPV) dont vous dépendez géographiquement et dont les coordonnées sont indiquées au dos du formulaire. Il est indispensable que l’ANSM et le réseau des CRPV puissent avoir accès à l’ensemble des données médicales vous concernant pour procéder à une évaluation du lien entre le médicament et l’effet indésirable que vous avez constaté. Aussi, il est important que vous puissiez joindre à ce formulaire tous documents permettant de compléter votre signalement (comptes rendus d’hospitalisation, examens complémentaires…), sachant qu’ils seront utilisés dans le respect de la confidentialité. Il est toutefois possible que ce que vous pensez être un effet indésirable soit en fait un nouveau symptôme de votre maladie, susceptible de modifier le diagnostic ou de nécessiter une modification de votre prise en charge. Dans tous les cas, nous vous encourageons à vous rapprocher de votre médecin pour qu’il vous examine et, le cas échéant, qu’il fasse lui-même la déclaration de l’effet indésirable. Vous pouvez également vous adresser à votre pharmacien afin qu’il déclare l’effet indésirable ou qu’il vous aide à remplir ce formulaire ».

télécharger le guide d’utilisation du formulaire de signalement d’effets indésirables susceptibles d’être liés à un médicament
télécharger le formulaire de signalement d’effets indésirables susceptibles d’être liés à un médicament

source : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM)

mis à jour le 28/04/2014